La pression publique a permis à la famille Lakatos d’obtenir deux mois de sursis

June 1, 2016

Gilda and KatalinMais ce n’est pas encore fini : il faut continuer la pression

Le gouvernement a accepté de reporter la déportation de Gilda Lakatos, 17 ans, et de sa mère Katalin (Robertne) Lakatos, en leur donnant un sursis de deux mois. Après que Gilda et Katalin aient courageusement pris la parole publiquement à propos de leur histoire (voir les détails et la couverture médiatique ci-dessous), d’innombrable individus et organismes communautaires ont répondu à leur appel, en demandant aux ministres de la Sécurité publique et de l’Immigration qu’ils annulent leur expulsion. Excellent travail, tout le monde!

Cependant, nous ne savons pas encore si la famille sera acceptée, et nous ne sommes même pas sûrs que la famille obtienne une réponse à sa demande de résidence permanente pour des motifs humanitaires avant que les deux mois ne se soient écoulés. Ce n’est pas encore fini !

-> SVP, diffusez cet appel par courriel, sur Internet, par facebook et twitter, etc., en invitant vos ami-e-s à se joindre à l’événement facebook : facebook #lakatos #noneistoomany

-> SVP écrivez au ministre de l’Immigration John McCallum pour lui demander d’accepter leur dossier humanitaire immédiatement. SVP envoyez une copie du message signée avec la photocopie d’un document d’identité (pour les individus) ou avec un en-tête (pour les organisations), à Solidarité sans frontières : solidaritesansfrontieres@gmail.com

Voici un modèle :

John McCallum
Ministre de l’Immigration

à: john.mccallum@parl.gc.ca
cc: solidaritesansfrontieres@gmail.com

RE: Soutien à la famille Lakatos, UCI 6461-5666

[En-tête]
[date]

Monsieur le Ministre McCallum,

[NOM DE L’ORGANISME] est une [brève description de votre organisation].
OU
Je suis [brève description de vous-même et quelques informations pertinentes à votre sujet]

Je vous écris pour soutenir la demande de résidence permanente pour des motifs humanitaires de Gilda et Robertne Lakatos et la reste de leur famille.

La famille a quitté la Hongrie en 2011 à cause du racisme qu’elle y subissait en tant que Roms. Ce racisme anti-roms a poussé le fils aîné de Katalin au suicide, explique une négligence médicale qui a failli tuer son plus jeune fils, et les menaces et injures à caractère sexuel et raciste subies par les deux femmes.

La famille Lakatos a vécu au Canada pendant cinq ans : c’est une longue période qui lui permet de considérer que le Canada est désormais sa maison. Les relations et les liens qu’elle y a construits sont significatifs et ne doivent pas être détruits.

Cette famille ne devrait pas être renvoyée dans un pays où elle n’est pas en sécurité, et où le racisme contre le Roms est une réalité bien documentée.

Gilda devrait avoir le droit de terminer son secondaire et de continuer son éducation comme elle le souhaite. Selon toute vraisemblance, elle ne serait pas en mesure de reprendre ses études en Hongrie.

Pour toutes ces raisons, je vous demande d’accepter leur dossier immédiatement. Cette famille a déjà trop souffert.

Cordialement,
[Signature]
[prénom]

CONTEXTE

La famille Lakatos a quitté la Hongrie en 2011 suite au racisme qu’elle y subissait en tant que Roms. Ce racisme anti-roms a poussé le fils aîné de Katalin au suicide et explique une négligence médicale qui a failli tuer son plus jeune. Les deux femmes subissaient aussi menaces et injures à caractère sexuel et raciste.

La famille Lakatos espérait trouver une meilleure vie au Canada. Mais elle est arrivée au moment où l’ancien ministre de l’immigration Jason Kenney menait une croisade raciste contre les réfugiés, dont le but était de soumettre le système d’immigration au contrôle du marché. Les réfugiés Roms en particulier ont été utilisés comme boucs émissaires. Une étude* portant sur les dossiers de plus de 10 000 réfugié-es hongrois, publiée en avril 2015, a montré à quel point les stéréotypes racistes contre les populations roms sont devenues « consacrés » dans les processus de traitement des dossiers de réfugiés au Canada. C’est dans ce contexte que la demande d’asile de la famille Lakatos a été refusée et on leur a ordonné de quitter le pays le 30 octobre 2015. Puisque la Hongrie figure sur la liste de « pays sûrs » (« pays d’origine désignés »), la famille Lakatos n’est pas éligible pour une évaluation de risque avant renvoi (ERAR) avant 2018.

Déterminée à ne pas retourner en Hongrie, la famille est restée au Canada. Elle a ainsi rejoint les rangs des migrant-es sans statuts, une population estimée à près de 500 000 personnes au Canada et très vulnérable à l’exploitation et aux abus. Après que le père et le frère de Gilda aient été arrêtés et détenus alors qu’ils se rendaient à leur travail en mars 2016, pour être ensuite déportés, les deux femmes se sont rendues par elles-mêmes. On leur a ordonné de quitter le pays le 12 mai; cela malgré toutes les difficultés que les deux hommes ont rencontrés en Hongrie depuis leur renvoi.

La famille a déposé une demande de résidence permanente pour circonstances d’ordre humanitaire il y a 8 mois. Il faut rappeler que les dossiers de demandes humanitaires ne sont presque jamais acceptées une fois que la personne a été déportée.

COUVERATURE MÉDIATIQUE

PLUS UNE SEULE DEPORTATION ! Un statut pour toutes et tous ! Fermez l’ASFC ! ARRETEZ LA VIOLENCE !

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