{"id":2432,"date":"2013-05-10T14:11:05","date_gmt":"2013-05-10T14:11:05","guid":{"rendered":"http:\/\/www.solidarityacrossborders.org\/?page_id=2432"},"modified":"2013-05-11T17:05:38","modified_gmt":"2013-05-11T17:05:38","slug":"violence-against-women-and-the-precarity-of-status","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.solidarityacrossborders.org\/fr\/solidarity-city\/solidarity-city-journal\/violence-against-women-and-the-precarity-of-status","title":{"rendered":"LA VIOLENCE FAITE AUX FEMMES ET LE STATUT D\u2019IMMIGRATION PR\u00c9CAIRE"},"content":{"rendered":"<p><\/p>\n<address>Par Le CENTRE COMMUNAUTAIRE DES FEMMES SUD-ASIATIQUES (CCFSA)<\/address>\n<p>(Au d\u00e9but du mois de mars, les travailleuses du CCFSA ont discut\u00e9 des sujets \u00e0 aborder dans \u00a0ce journal. L\u2019article ci-dessous est le r\u00e9sultat de cette discussion.)<\/p>\n<p>Le genre, la race et la classe font partie int\u00e9grante de nos exp\u00e9riences de migration et d\u2019\u00e9tablissement. Le CCFSA est un organisme de service, de soutien et de d\u00e9fense de droits. Bien que nos services s\u2019adressent principalement aux femmes sud-asiatiques, nous appuyons toute personne qui fait appel \u00e0 nous. Nous avons des locaux, des programmes de liaison communautaire et de nombreux liens avec d\u2019autres organismes communautaires, des regroupements de groupes de femmes et des coalitions qui travaillent de diff\u00e9rentes fa\u00e7ons aupr\u00e8s des personnes immigrantes et r\u00e9fugi\u00e9es. Notre travail renforce notre pouvoir d\u2019agir et nous cherchons \u00e0 minimiser les distinctions et la hi\u00e9rarchie qui existe entre les \u00ab\u00a0clientes\u00a0\u00bb et les \u00ab\u00a0prestataires de services\u00a0\u00bb. D\u00e8s nos tous d\u00e9buts, en 1981, nous avons investi diff\u00e9rents milieux. Nous ne compartimentons pas les services, le soutien et la d\u00e9fense de droits. Pour nous, ils sont indissociables. Notre approche repose sur notre travail et sur nos exp\u00e9riences en tant que personnes immigrantes et r\u00e9fugi\u00e9es.<\/p>\n<p>Nous avons toujours \u00e9t\u00e9 pr\u00e9occup\u00e9es par la violence faite aux femmes et nous savons que le statut de r\u00e9fugi\u00e9e ou d\u2019\u00e9pouse parrain\u00e9e a d\u2019\u00e9normes effets sur les femmes, surtout celles qui vivent dans la pr\u00e9carit\u00e9. Afin de conserver sa r\u00e9sidence permanente, une \u00e9pouse parrain\u00e9e (bien des femmes d\u2019origine sud-asiatique arrivent \u00e0 Montr\u00e9al par parrainage) doit vivre au Canada avec son parrain durant deux ans. Le parrainage rend ainsi les femmes compl\u00e8tement d\u00e9pendantes de leur mari et les place dans une relation de pouvoir in\u00e9gale. Si une femme parrain\u00e9e d\u00e9cide de se prot\u00e9ger en quittant le foyer ou si le mariage est dissout, elle court le risque de ne pas avoir le droit de rester au Canada. La peur d\u2019\u00eatre renvoy\u00e9e dans son pays d\u2019origine, une \u00e9ventualit\u00e9 qu\u2019elle peut chercher \u00e0 \u00e9viter pour toutes sortes de raisons, influence ses d\u00e9cisions.<\/p>\n<p>Dans la plupart des cas de violence conjugale, peu importe le statut d\u2019immigration, les femmes ne choisissent pas de quitter leur partenaire d\u00e8s le d\u00e9but. Habituellement, ce n\u2019est qu\u2019apr\u00e8s avoir compris que le comportement du partenaire ne changera pas, ou que les enfants sont en danger, qu\u2019une femme d\u00e9cide de partir. Ses options sont grandement r\u00e9duites lorsqu\u2019elle n\u2019est pas \u00ab\u00a0libre\u00a0\u00bb de choisir parce que son statut repose sur son mariage et sur la cohabitation avec son mari. D\u2019autres complications surviennent parfois. Dans certains cas, les femmes ne sont pas en mesure de communiquer en fran\u00e7ais ou en anglais avec les agent.e.s de police qui se pr\u00e9sentent \u00e0 domicile suite \u00e0 des signalements de violence conjugale. Nous avons \u00e9t\u00e9 t\u00e9moins d\u2019un cas o\u00f9 le mari a d\u00e9form\u00e9 la r\u00e9alit\u00e9 en disant qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un malentendu\u00a0: il a ensuite pris tous les documents de sa femme, ce qui a compliqu\u00e9 sa lutte pour rester au pays tout en vivant ailleurs qu\u2019avec son parrain. Bien que le CCFSA offre du soutien pratique et moral, nous ne pouvons \u00e9chapper \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 de la vuln\u00e9rabilit\u00e9 des femmes qui arrivent au Canada en tant qu\u2019\u00e9pouses parrain\u00e9es.<\/p>\n<p>Nous constatons parfois, lorsque les mariages prennent fin, que certaines femmes se sentent plus autonomes ici que dans leur pays d\u2019origine. Les femmes qui retournent chez leurs parents, dans leur pays d\u2019origine, sont parfois jug\u00e9es comme \u00e9tant un \u00ab\u00a0\u00e9chec\u00a0\u00bb par la famille et les voisins. Ici, elles peuvent r\u00e9inventer leur vie et vivre sans ce stigma. Pour la s\u00e9curit\u00e9 et le bien-\u00eatre des femmes, nous aimerions que les restrictions en mati\u00e8re de parrainage soient abolies.<\/p>\n<p><a href=\"\/wp-content\/uploads\/Violence-against-women-2.png\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"aligncenter size-medium wp-image-2506\" title=\"Violence against women 2\" src=\"\/wp-content\/uploads\/Violence-against-women-2-300x153.png\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"153\" srcset=\"https:\/\/www.solidarityacrossborders.org\/wp-content\/uploads\/Violence-against-women-2-300x153.png 300w, https:\/\/www.solidarityacrossborders.org\/wp-content\/uploads\/Violence-against-women-2.png 657w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/p>\n<p>\u00c0 l\u2019heure actuelle, la loi accorde un grand pouvoir discr\u00e9tionnaire aux agent.e.s d\u2019immigration. Par exemple, dans un autre type de situation de parrainage, si une femme arrive au pays en tant que r\u00e9fugi\u00e9e, que sa demande est rejet\u00e9e mais qu\u2019elle tombe amoureuse et se marie entre temps avec une personne qui d\u00e9tient la citoyennet\u00e9 ou la r\u00e9sidence permanente canadienne, cette personne peut parrainer la femme pour qu\u2019elle obtienne la r\u00e9sidence permanente. Toutefois, si, apr\u00e8s le mariage, la femme est victime de violence conjugale et souhaite quitter son mari, ce dernier peut retirer le parrainage. La femme, dans ce cas, est oblig\u00e9e de retourner dans le pays qu\u2019elle a fui. Si des enfants naissent du mariage et que la Protection de la jeunesse est impliqu\u00e9e pour cause de violence, la m\u00e8re peut faire appel et demander la permission de rester pour des raisons d\u2019ordre humanitaire. Une ann\u00e9e doit passer avant qu\u2019un nouveau dossier soit ouvert. S\u2019il n\u2019y a pas d\u2019enfants n\u00e9s en sol canadien, la femme peut tout de m\u00eame faire une demande pour des raisons d\u2019ordre humanitaire, mais doit attendre un an avant de le faire. Dans de tels cas, les agent.e.s d\u2019immigration ont un grand pouvoir sur le d\u00e9roulement des choses. Si une femme est d\u00e9port\u00e9e avant la fin de l\u2019ann\u00e9e, son dossier risque d\u2019en souffrir.<\/p>\n<p>Au-del\u00e0 des situations de crise, nous soutenons les personnes immigrantes et r\u00e9fugi\u00e9es dans leurs d\u00e9marches d\u2019\u00e9tablissement et d\u2019emploi. La recherche d\u2019emploi non fructueuse a de lourdes cons\u00e9quences sur les personnes, comme la perte de dignit\u00e9 et la d\u00e9pression. Ces cons\u00e9quences sont parfois plus lourdes encore chez les personnes nouvellement arriv\u00e9es, qui, souvent, n\u2019ont pas de r\u00e9seau de soutien local. Les personnes immigrantes font souvent face \u00e0 des obstacles quand vient le moment de trouver de l\u2019emploi dans leur domaine de travail. Le manque \u00ab\u00a0d\u2019exp\u00e9rience au Canada\u00a0\u00bb, entre autres, est un handicap important. Les personnes immigrantes sentent qu\u2019elles doivent accepter tout travail qu\u2019on leur offre. De nombreux.euses employeur.euse.s sans scrupules tirent profit de la vuln\u00e9rabilit\u00e9 \u00e9conomique des personnes nouvellement arriv\u00e9es.<\/p>\n<p>M\u00eame les travailleur.euse.s qualifi\u00e9.e.s et qui parlent le fran\u00e7ais se heurtent \u00e0 des obstacles. Bien des personnes nouvellement arriv\u00e9es ont du mal \u00e0 trouver un emploi si elles ne parlent pas l\u2019anglais. En arrivant, les personnes immigrantes ou r\u00e9fugi\u00e9es peinent \u00e0 joindre les deux bouts et n\u2019ont souvent pas assez d\u2019argent pour payer des cours de langue. Depuis plusieurs ann\u00e9es, des professeur.e.s b\u00e9n\u00e9voles d\u00e9vou\u00e9.e.s donnent des cours d\u2019anglais au CCFSA. De nombreuses personnes b\u00e9n\u00e9ficient de ces cours\u00a0: comme tous les services offerts au CCFSA, ils sont non seulement gratuits, mais ouverts aux personnes de toutes origines. Depuis que le Minist\u00e8re de l\u2019immigration et des Communaut\u00e9s culturelles du Qu\u00e9bec a effectu\u00e9 des changements \u00e0 ses programmes, les organismes comme le CCFSA ne sont plus financ\u00e9s pour travailler en employabilit\u00e9 et pour soutenir les personnes dans leurs demandes de statut de r\u00e9fugi\u00e9. Bien que ces changements ne nous emp\u00eachent pas d\u2019aider les personnes qui font appel \u00e0 nos services, ils indiquent clairement que les gouvernements ne sont pas en phase avec les r\u00e9alit\u00e9s des personnes nouvellement arriv\u00e9es, et que les organismes comme le n\u00f4tre, qui offrent un soutien complet, de l\u2019information \u00e0 la r\u00e9f\u00e9rence, sont grandement sollicit\u00e9s.<\/p>\n<p>Observons le cas d\u2019une femme sud-asiatique venue travailler avec une famille au Canada. La famille l\u2019a fait venir par le programme d\u2019aide familiale r\u00e9sidente. Elle a \u00e9t\u00e9 isol\u00e9e dans la maison de son employeur, o\u00f9 elle devait prendre soin d\u2019un parent \u00e2g\u00e9. Cette femme n\u2019avait aucun contact humain hors de la maison de son employeur et se sentait exploit\u00e9e. Elle a fini par se trouver dans une situation de d\u00e9sespoir. Elle a finalement r\u00e9ussi \u00e0 s\u2019\u00e9chapper, mais a du lutter pour rester au Canada. Nous l\u2019avons aid\u00e9e \u00e0 trouver une famille avec qui vivre lorsqu\u2019elle s\u2019est \u00e9chapp\u00e9e.<\/p>\n<p>Nous travaillons parfois avec des femmes qui attendent la d\u00e9portation en centre de d\u00e9tention. Nous essayons de les soutenir du mieux que nous le pouvons, mais c\u2019est difficile. Les cas des femmes sont souvent compromis d\u00e8s le d\u00e9part en raison de faux renseignements ou de mauvais conseils prodigu\u00e9s par des avocat.e.s et des conseiller.e.s en immigration. Si elles avaient communiqu\u00e9 avec nous plus t\u00f4t, elles s\u2019en seraient peut-\u00eatre mieux tir\u00e9es. Les personnes qui fuient un conflit politique, un g\u00e9nocide et la pers\u00e9cution bas\u00e9e sur le genre partent souvent sans emporter leurs documents. Le processus de n\u00e9gociation pour l\u2019obtention du statut de r\u00e9fugi\u00e9.e est tr\u00e8s tendu. Nous soutenons les personnes qui le demandent du mieux que nous le pouvons. Notre souci pour le bien-\u00eatre de nos communaut\u00e9s nous a men\u00e9 \u00e0 prendre la parole contre les pratiques et les politiques d\u2019immigration injustes et discriminatoires.<\/p>\n<p>Les femmes avec de jeunes enfants qui doivent apprendre le fran\u00e7ais peuvent, comme toutes les autres personnes nouvellement arriv\u00e9es, participer \u00e0 des cours offerts par le gouvernement du Qu\u00e9bec, mais c\u2019est de plus en difficile. Dans le pass\u00e9, un service de garde \u00e0 temps plein \u00e9tait offert sur place. Ce n\u2019est plus le cas. Les parents doivent trouver leur propre garderie. Bien que le gouvernement donne aux parents une allocation \u00e0 cet effet, il n\u2019y a pas suffisamment de places disponibles en garderie. De plus, bien que les programmes de francisation gouvernementaux (\u00e0 temps plein et \u00e0 temps partiel) soient ouverts aux personnes d\u00e9tentrices d\u2019un Certificat de s\u00e9lection du Qu\u00e9bec (CSQ), du statut de r\u00e9fugi\u00e9.e, de la r\u00e9sidence permanente ou de la citoyennet\u00e9 canadienne, les autres, y compris les personnes en attente d\u2019une d\u00e9cision quant \u00e0 leur statut de r\u00e9fugi\u00e9 (et qui ne d\u00e9tiennent pas de CSQ), peuvent seulement participer au programme \u00e0 temps partiel. Ces obstacles s\u2019accumulent et rendent l\u2019auto-suffisance de plus en plus difficile \u00e0 atteindre. De plus, de nombreuses femmes attendent que leurs enfants commencent l\u2019\u00e9cole avant de s\u2019aventurer \u00e0 apprendre le fran\u00e7ais et \u00e0 chercher du travail. Ces derni\u00e8res sont grandement touch\u00e9es par l\u2019imposition d\u2019une limite de cinq ans. Dans ce cas, elles n&rsquo;ont seulement droit qu&rsquo;aux cours \u00e0 temps partiel, \u00e0 moins qu\u2019elles ne b\u00e9n\u00e9ficient de l\u2019aide sociale, dans lequel cas elles ont droit aux cours \u00e0 temps plein offerts par le Minist\u00e8re m\u00eame si elles sont au Qu\u00e9bec depuis plus de cinq ans.<\/p>\n<p>Les changements r\u00e9cents aux lois d\u2019immigration rendent la r\u00e9unification familiale plus difficile qu\u2019auparavant. Une personne r\u00e9fugi\u00e9e qui est accept\u00e9e comme r\u00e9sidente permanente a encore le droit de parrainer sa famille, mais elle doit maintenant attendre cinq ans. Au cours de cette p\u00e9riode, elle n\u2019a pas le droit de voyager dans son pays d\u2019origine pour rendre visite \u00e0 sa famille. Le parrainage de parents et de fr\u00e8res et s\u0153urs n\u2019est plus permis. Le gouvernement affirme qu\u2019avec la cr\u00e9ation des \u00ab\u00a0super visas\u00a0\u00bb, il est relativement facile pour les parents de rendre visite \u00e0 leurs enfants. Mais ces visas sont difficiles \u00e0 obtenir. Pour les personnes r\u00e9fugi\u00e9es, ce changement signifie qu\u2019il n\u2019est plus possible de porter une d\u00e9cision en appel pour des motifs d\u2019ordre humanitaire avant qu\u2019une ann\u00e9e enti\u00e8re ne soit \u00e9coul\u00e9e. R\u00e9cemment, un demandeur du statut de r\u00e9fugi\u00e9 a voulu faire venir sa m\u00e8re et sa s\u0153ur au Canada. Elles ont du se soumettre \u00e0 des tests de moelle osseuse et d\u2019ADN tr\u00e8s co\u00fbteux dans leur pays d\u2019origine. M\u00eame si les tests ont prouv\u00e9 qu\u2019il s\u2019agissait bel et bien d\u2019une famille, seule la m\u00e8re a \u00e9t\u00e9 accept\u00e9e. La s\u0153ur a \u00e9t\u00e9 refus\u00e9e, et la d\u00e9cision ne peut \u00eatre port\u00e9e en appel.<\/p>\n<p><a href=\"\/wp-content\/uploads\/Violence-against-women.jpg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"aligncenter size-medium wp-image-2505\" title=\"Violence against women\" src=\"\/wp-content\/uploads\/Violence-against-women-300x265.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"265\" srcset=\"https:\/\/www.solidarityacrossborders.org\/wp-content\/uploads\/Violence-against-women-300x265.jpg 300w, https:\/\/www.solidarityacrossborders.org\/wp-content\/uploads\/Violence-against-women.jpg 304w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/p>\n<p>Les personnes sans statut n\u2019ont droit \u00e0 aucun service, m\u00eame les soins de sant\u00e9. La seule exception concerne les personnes souffrant de maladie grave et transmissible au reste de la population. Les coupures aux versements d\u2019aide sociale ont des effets n\u00e9gatifs sur nos communaut\u00e9s. Les commissions scolaires ne permettent pas aux enfants de parents sans statut de s\u2019inscrire \u00e0 l\u2019\u00e9cole, ce qui institutionnalise les in\u00e9galit\u00e9s.<\/p>\n<p>Les changements apport\u00e9s aux d\u00e9marches d\u2019obtention de la citoyennet\u00e9 forcent maintenant les personnes qui la demandent de d\u00e9montrer leurs comp\u00e9tences en fran\u00e7ais ou en anglais. Elles doivent se soumettre \u00e0 des tests de langue dans des centres approuv\u00e9s par le gouvernement, moyennant des frais de 250$. Apr\u00e8s les tests de langue, les personnes doivent encore passer le test de citoyennet\u00e9. De plus, le nouveau livret de pr\u00e9paration \u00e0 l\u2019examen de citoyennet\u00e9 est maintenant tr\u00e8s difficile. Nous aidons les gens \u00e0 se pr\u00e9parer \u00e0 l\u2019examen.<\/p>\n<p>Nous offrons de nombreux services aux personnes nouvellement arriv\u00e9es \u00e0 Montr\u00e9al, au Qu\u00e9bec et au Canada. Nous aidons les familles et les personnes \u00e0 obtenir les prestations fiscales pour enfants, les pensions de vieillesse et les allocations familiales. Nous r\u00e9f\u00e9rons \u00e9galement les gens \u00e0 l\u2019aide juridique et \u00e0 des avocat.e.s au besoin.<\/p>\n<p>Comme nous travaillons avec d\u2019autres organismes prestataires de services au Qu\u00e9bec, nous sensibilisons, dans la mesure du possible, le personnel de ces organismes aux r\u00e9alit\u00e9s de genre, de race, de classe et d\u2019immigration de nos membres. Nous collaborons \u00e9galement avec plusieurs des ces organismes \u00e0 des campagnes au sujet d\u2019enjeux tel que les coupures en sant\u00e9, la hausse de frais de transport et la violence faite aux femmes. Notre contribution se situe sur le plan de la sensibilisation des organismes et permet d\u2019augmenter la solidarit\u00e9 avec les personnes migrantes, r\u00e9fugi\u00e9es et sans statut. Nous travaillons aussi avec d\u2019autres organismes de justice migrante qui protestent et contestent les injustices des lois concernant les personnes r\u00e9fugi\u00e9es, le profilage politique des communaut\u00e9s minoritaires qui sont menac\u00e9es de d\u00e9portation et le climat de peur et d\u2019ins\u00e9curit\u00e9 qui encourage les personnes immigrantes, r\u00e9fugi\u00e9es et sans statut \u00e0 d\u00e9noncer des membres de la communaut\u00e9. Nous renseignons les membres de nos communaut\u00e9s au sujet de leurs droits et du pouvoir du travail solidaire et de la lutte contre l\u2019isolement. Les lois qui cr\u00e9ent un climat de peur et d\u2019ins\u00e9curit\u00e9 doivent \u00eatre abolies. Ce que nous souhaitons, c\u2019est une politique d\u2019immigration lib\u00e9ralis\u00e9e, qui permet aux familles d\u2019\u00eatre r\u00e9unifi\u00e9es. Nous souhaitons \u00e9galement l\u2019abolition de la d\u00e9pendance au parrainage qui met la vie des femmes en danger. Au Qu\u00e9bec, encore plus qu\u2019ailleurs, tou.te.s devraient avoir droit \u00e0 des soins de sant\u00e9 et tous les enfants devraient pouvoir aller \u00e0 l\u2019\u00e9cole. Notre exp\u00e9rience nous d\u00e9montre qu\u2019en travaillant ensemble au sein de nos communaut\u00e9s et en solidarit\u00e9 avec les communaut\u00e9s et organisations qui partagent nos objectifs, nous sommes assez fortes pour op\u00e9rer des changements positifs.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par Le CENTRE COMMUNAUTAIRE DES FEMMES SUD-ASIATIQUES (CCFSA) (Au d\u00e9but du mois de mars, les travailleuses du CCFSA ont discut\u00e9 des sujets \u00e0 aborder dans \u00a0ce journal. L\u2019article ci-dessous est le r\u00e9sultat de cette discussion.) 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