Solidarité avec Lucy Francineth Granados

mars 23, 2018

lucy-doit-rester photo

Lucy a été deporté vers 9h15 le 13 avril.

***

Organisatrice communautaire pour les droits des femmes et travailleur.euse.s sans papiers Lucy Francineth Granados arrêté, detenue, menacée de déportation le 13 avril!

—> Agissez maintenant pour la soutenir et mises à jour
—> Communiqués de presse
—> Couverture médiatique.
—> Chronologie

—> Extraits de la plainte en matière de droits de la personne

À 6 h le 20 mars, l’Agence des Services Frontaliers du Canada (ASFC) est rentrée chez Lucy Francineth Granados, une membre du Collectif des femmes sans statut de Montréal et de l’ATTAP (Association de travailleurs et travailleuses temporaires). L’ASFC a procédé à une arrestation violente, blessant Lucy au bras, et l’ont emmenée avant que des militantes pour la justice migrante puissent arriver sur les lieux. Depuis son arrestation, Lucy a été détenu au centre de détention des immigrants à Laval, en attendant sa déportation.

LE CONTEXTE

Menacée par les maras (gangs criminels), Lucy a traversé le Mexique seule par le tristement fameux train La Bestia jusqu’aux États-Unis, puis jusqu’au Canada, son mari étant mort quelques ans auparavant dans un accident. La demande de statut de réfugié de Lucy a été refusée, mais elle est restée au Canada, sans papiers. Elle a vécu à Montréal pendant 9 ans où elle s’implique dans les groupes communautaire comme le Collectif des femmes sans statuts et l’Association des travailleurs temporaires (ATTAP).

Lucy est le seul soutien financier pour ses trois enfants. Ils vivent au Guatemala avec leur grand-mère et ils dépendent entièrement des revenus que leur mère envoie pour tous leurs besoins de base (nourriture, logement, frais d’éducation, etc.). Si Lucy était expulsée, ses enfants perdraient immédiatement leur seule ressource financière de subsistance.

L’été dernier, Lucy a déposé une demande de résidence permanente pour motifs humanitaires dans le but de régulariser son statut. En janvier, un agent de l’ASFC a appelé son avocate et l’a menacée de ne pas étudier son dossier à moins qu’elle ne se présente pour être déportée. Mais, la Loi canadienne sur l’immigration stipule que le ministre doit étudier toutes demandes humanitaires au Canada; cette déclaration de l’agent de l’AFSC était donc fausse et illégale. Ni Immigration Canada, ni l’ASFC n’ont répondu à la demande de son avocate d’obtenir des clarifications quant à cette déclaration.

Selon Immigration Canada, le dossier de Lucy serait en cours d’évaluation et une réponse devrait être normalement attendue bientôt, si elle est autorisée à rester au Canada.

A moins que le ministre de la Sécurité publique Ralph Goodale intervienne pour suspendre l’expulsion, que le ministre de l’Immigration Ahmed Hussen accélère le traitement de son dossier, ou que la Ville de Montréal prenne sérieusement ses responsabilités, Lucy sera probablement déportée avant même que son dossier ne soit évalué.

— organisé avec nos alliées du Centre des travailleurs et travailleuses immigrant.e.s

Comments are closed.