Regroupement dénonce la double peine et exige un statut pour Victor Morales

novembre 13, 2011

CONFÉRENCE DE PRESSE EN APPUI À VICTOR MORALES

Aujourd’hui à l’église Évangélique de Mont Zion, au 7064 rue St. Hubert, où Victor participe depuis longue date, plusieurs associations, des membres la famille Morales et ses amies se réunissent pour participer à une conférence de presse afin de dénoncer la double peine et exiger un statut pour Victor Morales.

Après 32 ans de résidence et de travail à Montréal, Victor Morales, musicien, a été ciblé par un ordre de déportation prévu le 8 février de cette année pour le Chili – le pays qu’il avait fuit avec sa famille à l’âge de six ans. Grâce à un sursis accordé par la Cour fédérale la déportation a été suspendue. Exécutée, la déportation aurait enlevé le père de trois jeunes Canadiens, et aurait volé à une Canadienne âgée en phase terminal d’une maladie les soins que son médecin déclare indispensables à sa santé.

Ce dimanche, le 13 novembre 2011, Victor Morales et ses camarades joueront de la musique des Andes devant la congrégation où il est actif depuis quelques années. Ce brève prestation sera suivie d’une conférence de presse, pendant laquelle plusieurs membres de la communauté donneront leur voix en appui à Victor et à sa place incontestable dans la société québécoise et canadienne.

Victor, qui fut accepté comme réfugié par le Canada en 1978, et qui par la suite y est devenu un résident permanent, a pu obtenir un sursis de son renvoi à un pays qu’il connaissait à peine.
« C’est super décourageant, qu’à chaque étape c’est une lutte pour faire mes preuves » a t-il expliqué. « Je suis fatigué et je veux simplement qu’on me laisse tranquille, que je puisse prendre soin de ma famille en paix. »

Pour les meilleurs intérêts de ses enfants et la protection de la famille, Victor a fait la demande de résidence au Canada pour motifs humanitaires. Il attend maintenant la décision de la cour fédérale pour révision judiciaire de sa requête pour motifs humanitaires qui a été refusée.

« Nous voulons envoyer un message au public et au gouvernement que la place de Victor Morales est ici, parmi nous, avec la communauté dans laquelle il vit depuis son jeune enfance, » dit Rosalind Wong de Solidarité sans frontières. « Pour que la double peine ne soit pas contesté, les autorités s’assurer de faire percevoir des gens comme Victor comme des auteurs incorrigibles de ‘grande criminalité’. Mais la vérité c’est que souvent, il s’agit plutôt des parents, des travailleurs, des amis qui travaillent fort et qui prennent soin de leurs familles. Ils sont capables de transformer leurs vies, de surmonter à des énormes obstacles, et à contribuer pleinement à notre société. La double peine persistera seulement si nous ignorons cette réalité, et permettons que ces gens se font enlever leur humanité, leur dignité, et leurs droits. »

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CONTEXTE sur la lutte de Victor Morales : information ici

REVUE de PRESSE 2011

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