Mise à jour: Ivonne ne sera pas renvoyée du Canada de manière imminente

février 17, 2014

MISE À JOUR (4 février 11h30) Aujourd’hui à la Cour Fédérale de Montréal, le juge Harrington a accordé un sursis de déportation temporaire à Ivonne Hernandez. Concrètement, cela signifie qu’Ivonne ne sera pas renvoyée du Canada et séparée de sa communauté de manière imminente. Le juge a évoqué le « tort irréparable » qui serait causé si Ivonne était déportée immédiatement et séparée pour toujours de son fils de 13 mois. Toutefois, la lutte n’est pas terminée. Ivonne pourrait faire face à une autre date de déportation dans le futur (après que les démarches à la Cour Fédérale soient terminées). De plus, Ivonne doit continuer sa bataille à la Cour Supérieure du Québec pour récupérer la garde de son enfant. La Cour Supérieure doit comprendre que le statut d’immigration d’un parent aimant et attentionné ne peut être utilisé contre lui en matière de garde des enfants.

 

Les Ami.e.s d’Ivonne – un groupe d’ami.e.s, d’allié.e.s et de supporters travaillant directement avec Ivonne Hernandez – vont continuer d’envoyer des mises-à-jour et des informations à toutes les personnes qui nous ont contactées et qui se sont préoccupées de la situation. Pour le moment, nous encourageons toujours l’envoi de lettres au Ministre de l’Immigration pour demander que le statut d’Ivonne soit régularisé immédiatement; nous encourageons également les organisations à rédiger des lettres d’appui pour Ivonne (visitez le www.solidarityacrossborders.org/fr/support-letters-for-ivonne-hernandez pour la liste des près de 50 lettres reçues à ce jour); et nous encourageons les dons au fond de support pour Ivonne, afin d’aider à défrayer les coûts légaux engendrés par les démarches en cour pour l’immigration et le droit familial. Plus d’informations sur comment vous pouvez aider ci-dessous.

Solidarité avec Ivonne! Un statut pour tou.te.s !

 

SOLIDARITÉ AVEC IVONNE HERNANDEZ

-> Une survivante de violence conjugale sans statut perd la garde de son fils, est arrêtée et détenue lors d’un guet-apens planifié par les services frontaliers. Elle fait face à la déportation le 7 février.

-> Veuillez lire ici-bas ce que vous pouvez faire pour soutenir Ivonne, entre autres écrire des lettres aux ministres canadiens de l’Immigration et de la Sécurité publique ainsi qu’à la ministre québécoise de l’Immigration et des communautés culturelles. Vous pouvez également rédiger des lettres de support au nom de votre organisation et contribuer aux efforts de levées de fonds.

REVUE DES MÉDIAS : www.solidarityacrossborders.org/fr/media-compilation-ivonne-hernandez

LETTRES PUBLIQUES EN APPUI À IVONNE HERNANDEZ : www.solidarityacrossborders.org/fr/support-letters-for-ivonne-hernandez

Ivonne Hernandez est une survivante de violence conjugale qui vit sans statut au Canada depuis un an et demie. Elle a été arrêtée lors d’un guet-apens planifié par les services frontaliers à la station de métro Berri-UQAM le 22 janvier 2014. Ivonne a été arrêtée alors qu’elle allait chercher son fils âgé d’un an qui était avec son ex-conjoint. C’est ce dernier qui l’a dénoncée aux services d’immigration.

Ivonne Hernandez a été libérée du Centre de détention pour immigrants le 24 janvier 2014 suite au paiement d’un dépôt d’argent de 4000$. Elle est obligée de se présenter régulièrement aux autorités migratoires. Le 28 janvier, l’Agence des services frontaliers du Canada a décidé qu’elle serait déportée le 7 février prochain et a refusé de la laisser demeurer au Canada jusqu’au 6 mars 2014, date à laquelle est fixée une audience pour revoir la décision de la Cour d’octroyer la garde de l’enfant à son père. Si Ivonne est déportée, son fils sera séparé de sa mère, peut-être pour toujours.

Tous les aspects de ce cas sont choquants et dégoûtants. Ivonne n’aurait jamais dû être détenue. Ivonne devrait jouir d’un statut permanent au Canada. Ivonne devrait être protégée de la violence conjugale. Et, par-dessus tout, Ivonne, une mère aimante et affectueuse, ne devrait pas être séparée de son fils.

CONTEXTE

Ivonne Hernandez est arrivée au Canada en 2009 et a déposé une demande d’asile. En octobre 2011, sa demande d’asile a été rejetée et elle a reçu un ordre de renvoi. Plutôt que de retourner faire face au danger réel auquel elle fait face au Mexique, elle a joint les rangs du quelque demi-million de personnes qui vivent sans papiers au Canada. Ces individus constituent l’un des groupes les plus vulnérables et les plus exploités de notre société.

Le 11 décembre 2013, Ivonne a fui son domicile avec son fils et a trouvé refuge dans un centre d’hébergement pour femmes survivantes de violence conjugale. Son ex-conjoint l’a alors promptement dénoncée auprès des autorités.

Dans un jugement scandaleux rendu le 10 janvier 2014 suite à un procès précipité, un juge a accordé la garde du fils d’Ivonne au père canadien de ce dernier, uniquement à cause du statut d’immigration précaire d’Ivonne. La mère et le fils n’ont le droit de se voir que huit heures par semaine.

Le Canada a rendu très difficile pour des personnes vivant des situations similaires à celle d’Ivonne de régulariser leur statut. Bien que le Mexique ait l’un des taux de violence conjugale parmi les plus élevés du monde et que le taux d’homicide y soit extrêmement élevé, le Canada a tout de même placé ce pays sur une liste de « pays sûrs », pays soi-disant en mesure de protéger leur population d’actes violents.

Une demande pour ré-ouvrir le dossier d’immigration d’Ivonne a été déposée en novembre dernier étant donné que les fonctionnaires d’Immigration Canada ont omis de prendre en considération toutes les preuves dans son cas. En date d’aujourd’hui, aucune réponse n’a été émise. Toutefois, le ministre de l’Immigration a le pouvoir discrétionnaire – et l’obligation en vertu de la loi internationale – d’intervenir dans le dossier et de régulariser le statut d’Ivonne.

La Cour fédérale se penchera sur la demande d’Ivonne que lui soit accordé un sursis afin de pouvoir demeurer au pays au moins jusqu’au 6 mars et se présenter à l’audience qui déterminera si l’enfant doit être retourné à sa mère.

La mobilisation continue!

 

COMMENT VOUS POUVEZ AIDER

i) Écrivez une lettre d’appui au nom d’une organisation

Nous encourageons les organisations à écrire des lettres publiques en appui à Ivonne et que nous pourrons partager sur notre site internet. Les lettres rédigées par des organisations (collectifs, associations, syndicats, refuges, centres communautaires, coopératives etc.) ont plus d’impact que les lettres génériques. S’il-vous-plait envoyez vos lettres ouvertes d’appui aux ministres nommés ci-dessous ainsi qu’à justicepourivonne@gmail.com

 

ii) Envoyez un courrier électronique / téléphonez au ministre canadien de l’Immigration, Chris Alexander, à Steven Blaney, ministre canadien responsable de l’Agence des services frontaliers (ASFC), ainsi qu’à la ministre québécoise de l’Immigration et des communautés culturelles, Diane de Courcy

Demandez au ministre Alexander de régulariser immédiatement le statut d’Ivonne Hernandez au Canada, en vertu du pouvoir qu’il détient.

Demandez au ministre Blaney d’abolir l’ordre de renvoi émis contre Ivonne Hernandez, en vertu du pouvoir qu’il détient.

Demandez à la ministre de Courcy d’intervenir directement dans ce dossier afin de demander que le ministre Alexander régularise le statut d’Ivonne Hernandez.

S’il-vous plait, envoyer en C.C. toute correspondance à : justicepourivonne@gmail.com

 

– Pour contacter le ministre de l’Immigration Chris Alexander :

Ottawa:
Téléphone: 613-995-8042

Télécopieur: 613-996-1289

 

Région de Toronto:
Téléphone: 905-426-6808

Télécopieur: 905-426-9564

Courriers électroniques : Chris.Alexander@parl.gc.ca et Minister@cic.gc.ca

 

– Pour contacter le ministre de la Sécurité publique, responsable de l’Agence des services frontaliers du Canada, Steven Blaney :

Ottawa:
Téléphone: (613) 944-4875

Sans frais: 1 (800) 830-3118

Région de Québec :
Téléphone: 418-830-0500

Sans frais: 1-877-630-0500
Télécopieur:: 418-830-0504

Courrier électroniques: Steven.Blaney@parl.gc.ca et ministerpublicsafety@ps-sp.gc.ca

 

– Pour contacter la ministre de l’Immigration et des communautés culturelles, Diane de Courcy :

Montréal:
Téléphone: 514 873-9940

Télécopieur:: 514 864-2899

Ville de Québec

Téléphone: 418 644-2128

Télécopieur: 418 528-0829

Courriers électroniques: cabinet@micc.gouv.qc.ca et deputee.cremazie@micc.gouv.qc.ca

 

iii) Faites une contribution financière

La lutte d’Ivonne pour obtenir justice au Canada engendre de nombreux coûts, particulièrement ceux reliés aux frais des avocats familial et d’immigration afin d’éviter qu’Ivonne ne soit déportée et s’assurer qu’elle regagne la garde de son fils. Nous encourageons les dons, qu’ils soient de 10$, 20$ 100$ ou plus. Vous pouvez contribuer par chèque, paypal ou en argent comptant et vous pouvez le faire par courriel, en ligne ou en personne.

Par chèque :

S’il-vous-plait, faites votre chèque à « Solidarité sans frontières » et inscrivez « Support pour Ivonne » comme objet. Vous pouvez envoyer votre chèque par courriel à l’adresse suivante (ou, alternativement, visitez la même adresse et laissez le chèque dans le pigeonnier) :

Solidarité sans frontières / Justice pour Ivonne
1500 de Maisonneuve ouest, suite 204
Montréal, Québec H3G 1N1

Par paypal : Visitez : www.solidarityacrossborders.org/fr/donate

(S’il-vous-plait contactez justicepourivonne@gmail.com si vous faites un don via paypal.)

En argent comptant :
Contactez justicepourivonne@gmail.com afin d’organiser une contribution en argent comptant. Vous pouvez aussi vous présenter à l’adresse suivante, entre 12h et 18h, du lundi au jeudi, pour faire un don en personne : 1500 de Maisonneuve ouest, suite 204 (métro Guy-Concordia).

 

POUR NOUS JOINDRE

 

Les ami-e-s d’Ivonne
Courriel : justicepourivonne@gmail.com

Internet : www.solidaritesansfrontieres.org

Tél : (438) 933-7654

 

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